Musée Soulages

Lithographie n°24b, 1969

Pierre Soulages se met à la lithographie dans l’atelier parisien de Fernand Mourlot. Il s’adonne pleinement à cette technique qu’il trouve spontanée et proche de la peinture. Réalisé au crayon gras directement sur la pierre, le dessin est imperméabilisé à l’aide d’une préparation chimique. Lavée avant d’être encrée, la pierre va, lors de l’impression, repousser l’encre sur des parties mouillées et la retenir sur les parties dessinées.

Le champ des possibles qu’ouvre la lithographie est immense : elle permet l’impression couleur et la duplication à l’infini. Soulages ressent alors le besoin de revenir à l’essence même de la technique. Il ne cherche pas a réaliser un bon à tirer mais reprend ses matrices après quelques tirages afin d’y ajouter des éléments de forme ou de couleur. C’est le cas pour la lithographie n°24b, 1969 qui reprend la forme noire de la lithographie n°24a, 1969 à laquelle il ajoute la marque rouge, ce qui implique la réalisation d’une matrice supplémentaire. Contrairement aux autres œuvres imprimées qui sont centrées sur le papier, dans l’impression lithographique Soulages ne laisse pas de marges blanches et va jusqu’à sortir du cadre, chose permise par cette technique.

Au nombre de quarante-neuf, les lithographies représentent la part la plus importante de l’œuvre imprimé de Pierre Soulages. Entre1968-1969, il en réalise douze alors qu’il n’en avait pas fait depuis 1964 et ne s’y remettra qu’en 1972.