Musée Soulages

"Calder. Forgeron de libellules géantes" au musée Soulages du 24 juin au 29 octobre 2017

Calder Alexander (1898-1976) © 2017 Calder Foundation New York / ADAGP, Paris Musée National d’art moderne, Centre Pompidou, Paris – AM1993-59 Photo © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist.RMN-Grand Palais / Philippe MigeatDu 24 juin au 29 octobre 2017, le musée Soulages consacre une exposition à Alexander Calder (1898-1976), l’un des plus grands sculpteurs du vingtième siècle.
Pour inscrire ensuite naturellement sa sculpture dans ce monde de l’art parisien de grandes figures abstraites comme Mondrian, Léger et Arp. Les quinze dernières années de sa vie, Calder vit et travaille dans son atelier de Saché (en Touraine) dressant des sculptures métalliques monumentales destinées à des villes et des bâtiments dans le monde.
L’exposition, entre 60 et 80 pièces, présentera :
- des sculptures (Mobiles, Stabiles, des sculptures en « fil-de-fer»), des gouaches, des dessins provenant du Centre Pompidou, de la Calder Foundation (New York), de la fondation Maeght, de musé es français et étrangers, de collections privées... mais également de galeries dont Maeght pour une pièce monumentale placée dans le jardin devant le musée.
- des portraits de l’artiste réalisés par de grandes figures de la photographie telles Ugo Mulas, Gilles Ehrmann, Marc Vaux, André Kertesz...
C’est la grande singularité de l’événement que de présenter des œuvres rarement exposées. Salle après salle, l’exposition retracera en touches thématiques une carrière pleine et innovatrice, de 1925 à 1976, dans un esprit pédagogique, adapté à tous les publics.
Alexander Calder est l’un des maîtres incontestés de la sculpture mondiale, des plus petites aux plus grandes dimensions : le titre Calder. Forgeron de géantes libellules exprime en un raccourci poétique (un emprunt à André Masson), un oxymore. La légèreté , l’aérien, et le métal que l’on assemble. À la fois un monde délicat, son instabilité entre ciel et terre, les moyens de trouver le précieux équilibre tout en exaltant le mouvement. Mais aussi une expression de métal, ductile et inventif, des inventions, de la récupération et des couleurs (notamment avec un ensemble de gouaches, moins connues, en un parcours spécifique). Les harmonies de ces mouvements ramènent à la musique que Calder aimait particulièrement, comme en témoigne son intérêt pour celle de son ami Edgard Varèse.
Commissariat général de l’exposition
Benoît Decron, directeur des musées de Rodez agglomération, conservateur en chef, commissaire général.
Alfred Pacquement, ancien directeur du musée national d’art moderne, conseiller.